19 Oct

Week end à roura

« – Si tu veux, je prend la voiture et toi le berlingot, il est plus haut », dit Gilles à Marine avant que nous ne pénétrions vraiment sur la piste qui mène à sa maison, où nous allons passer le week end. En conductrice émérite, Marine refuse l’invitation et se lance sur la piste au volant de la petite opel vert pomme. La piste est en effet complètement défoncée, éventrée par de profonds sillons et piégée d’ornières tout du long, mais heureusement nous sommes encore en saison sèche et Marine dompte fièrement la piste jusqu’à nous amener à la maison.

soirée belotte

Et nous y voilà! Un petit coin de paradis au milieu de la forêt! Une grande maison toute de bois vêtue, pratiquement entièrement autosuffisante grâce à l’énergie solaire qui produit l’électricité et la récupération des eaux de pluie qui permet d’avoir l’eau courante. Enclavée dans la forêt, cette maison est un premier aperçu de cette nature incroyable que l’on devine depuis notre arrivée. Mais il fait déjà nuit et la soirée commence!

Paul empêtré dans son hamac

Entre Ti’Punch et grillades, la soirée se passe au rythme du reggae (dans la forêt les voisins          sont loin) et de la belote. C’est alors quevient le moment de se mettre au lit, ou plutôt au hamac! Ce qu’il y a de bien avec les hamacs, c’est qu’on peut les emporter partout, et pour peu de trouver deux attaches, dormir à peu près partout avec. Ce qu’il y a de moins bien, avec les hamacs, c’est qu’il faut les installer…Et bien, si possible, dans la mesure ou on ne veut finir ni par terre ni tout courbaturé de partout au petit matin…

Mais une fois le hamac installé, le moment où l’on se glisse dedans relève du miracle! Non je n’exagère pas. Vraiment. Après une dure journée (avec la chaleur qu’il fait ici, toute journée est une dure journée.), rien de tel que de se prélasser à un mètre du sol, en apesanteur dans ce grand bout de coton qui vous berce lentement au rythme de la forêt environnante et de ses habitants, qui jamais, jamais, ne cessent de chanter. Ou de crier. C’est selon. Et finalement, heureusement! Parce que bon, cette grande forêt autour, là, si elle se retrouvait plongée dans le silence total, la nuit, là effectivement ce serait assez troublant… Pour ne pas dire flippant! Tandis que là, avec tous ces animaux qui chantent autour, dans la chaleur nocturne, toute l’activité de la soirée s’apaise sur la terrasse où nous sombrons, protégés par les sept chiens de Gilles et Amélie, dans le som…

« -C’est quoi ça?! »

Ah non, pas encore le sommeil finalement… D’abord identifier l’origine de ce boucan étrange pas loin du tout de nous… Dieu du sans fil, merci pour la lampe torche!

Une fois le petit chiot, coupable de s’être furtivement introduit sur la terrasse avant de saccager sauvagement la litière du chat, mis dehors, nous pouvons enfin nous jeter joyeusement dans les bras de Morphée!

Hé non… Qu’est ce donc qui fait tressauter mon hamac comme ça?! La frontale de retour sur le front (c’est d’une logique imparable), je repère le perturbateur qui se trouve être le chat, profondément heureux d’avoir trouver au moins six bouts de cordes qui pendouillent près du sol avec lesquels jouer toute la nuit. Hourra.

On a beau dire, la forêt et ses dangers, les animaux sauvages, tout ça… Pfff terrorisés par un chiot et un chat… J’te jure…

Paul dans son hamac

Allez bonne nuit, la suite au prochain épisode!

 

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