9 Mar

Les carbets Coralie – dimanche –

« – Pssst! Julie! Réveille toi! Ils sont là!

-…

-Allez réveille toi! »

Il doit être cinq heures du matin, et tous blottis dans nos hamacs, nous écoutons les singes hurleurs pousser leurs cris venus tous droit d’un autre temps. On entend régulièrement Lucie essayer de réveiller Julie, qui dort magnifiquement bien pour son premier carbet. Le ciel s’éclaircit à peine, annonçant le jours prochain, et nous nous levons avec Paul pour profiter du petit matin en forêt. C’est le moment que je préfère au carbet, tellement l’ambiance y est particulière. La bande sonore est portée par ce cri grave et constant du singe hurleur à quelques dizaines de mètres dans la forêt, et agrémenté des oiseaux de nuit encore debout et des oiseaux diurnes qui se réveillent.

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La brume flotte doucement au dessus de la forêt, dans cette atmosphère mystérieuse et tranquille qui entoure le carbet endormi. De temps en temps des bruits d’animaux absolument non identifiables se font entendre, tellement étranges que l’on n’arrive même pas à savoir quel type d’animal peut Aube au carbet 3bien faire un son pareil. Oiseaux? Mammifère? Insecte? aucune idée. Sur le chemin le ciel s’éclaircit d’un coup, passant franchement de la nuit au matin. D’un coup, un bruit bizarre surgit derrière moi d’un buisson dont tous les occupants ailés s’envolent en piaillant… Bon… Ben on va retourner vers le carbet, hein… Ce n’est pas parce qu’il n’y a aucun accident recensé entre l’homme et le jaguar ces trente dernières années qu’il faut absolument être le premier!

 

Les filles remontent la rivièreAu carbet, tout le monde commence à se réveiller, et bientôt nous voilà partis sur les deux layons forestiers qui entourent le carbet. Enfin un des deux n’est pas vraiment un layon, puisqu’il s’agit en fait de remonter une crique sur un ou deux kilomètres. nous ne verrons pas d’animaux ce matin là, mis à part les insectes omniprésents dans cette forêt : papillons, fourmis…

 

 

 

Il est temps de repartir vers cacao, déjà pour manger, parcequ’on a faim, et puis car il y a là bas le planeur bleu, un musé des insectes tenu par un professeur des écoles passionné d’entomologie. Durant l’heure et demi que dure la visite, il nous explique absolument tout ce qui peut être possiblement su sur les papillons, et nous montre toutes sortes d’insectes qu’hollywood n’a pas encore réussi à imaginer. Bien entendu il y a les célèbres matoutous, mygales à l’extrémité des pattes orange, absolument inoffensive. Il la prend dans ses mains et la triture dans tous les sens pour nous prouver la docilité de la bête, et c’est en effet assez impressionnant comme elle se laisse faire sans broncher!

TheraphosaC’est par contre une autre histoire que celle de la theraphosa : Plus impressionnante de par sa taille, et au physique beaucoup plus agressif, ses immenses crochets à eux seuls vous dissuadent d’aller l’embêter. Pour autant, si vous êtes motivés et que vous voulez tout de même la toucher, nous avons eu une petite démonstration de ce qui pourrait arriver. On peut en fait s’en approcher tant qu’on veut, passer les mains à quelques millimètres d’elle, mais si malencontreusement le moindre contact devait avoir lieu… Le bâton qui a servi de doigt artificiel s’est vu planté de de gros crocs en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire… A éviter, donc.

HyuleDans le chapitre « créatures des enfers », elle reste cependant bien plus chaleureuse que le scolopendre, que l’on retrouve heureusement bien plus dans les antilles qu’en guyane. Alors lui pour le coup, à peine touché par la pince en métal pour le sortir de sa cage, s’est redressé et à rué dans tous les sens pour tenter de déchiqueter la pince. Bon au final il est bien vite retourné dans sa cage, notre hôte lui même étant bien mal à l’aise en présence de cette saloperie (désolé pour le terme, mais vraiment il le mérite…). A ne pas confondre avec la gentille hyule, gros mille pattes noir ou marron absolument inoffensif.

Enfin, sur un ton plus léger, la visite se termine par la serre aux papillons, peuplée comme son nom l’indique de papillons, de toutes les couleurs et de toutes les tailles. C’est une petite serre de grosso modo 20 mètres carré dans laquelle sont protégés des centaines de papillons, du majestueux morpho (quoique ceux présents étaient vieux et en bien piètre état) aux petits papillons de nuit.

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Puis le week end touche à sa fin, il est temps de rentrer sur Cayenne, reprendre la vie normale. Enfin normale… On est à Cayenne, quand même!

point de vue cacao

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