9 Mar

Les carbets coralie – samedi –

En ce début du mois de décembre (je sais on est début mars, je suis très en retard, mais on va faire comme-ci, hein!), bien lancés dans nos boulots respectifs, il est de l’avis général qu’il est temps de changer d’air et d’aller voir la nature de plus près, pour ce qui va être le premier carbet en forêt de Paul et Marine! Et en bonus, nous emmenons avec nous Lucie et Julie, deux collègues de Marine fraichement arrivées en Guyane elles aussi. Une fois la voiture louée et les courses faites, le départ est lancé direction plein est vers les carbets Coralie. La route se passe bien, si l’on passe sous silence notre croisement avec un camion de gravier : quand deux petits graviers rebelles s’échappent d’un camion lancé à 90km/h et rencontrent un pare brise lancé lui aussi à 90km/h, et bien ça fait une pub pour carglass… Sauf que sur une voiture louée ça revient cher… Mais bon il en faut plus pour plier notre moral en cette belle journée ensoleillée, et la route continue! Nous finissons par arriver sur la piste Coralie (qui donne son nom aux Le pont du carbet coraliecarbets), jolie piste rouge qui serpente dans la forêt. La petite voiture de location avance tranquillement entre les ornières pleines d’eau, les fissures de la route et les bosses, et encore une fois le temps passe sans que nous n’ayons aucune idée de la distance qui reste à parcourir avant d’arriver à destination. Plus nous avançons, plus la pente s’accentue, et plus on se dit qu’avec cette petite voiture, la montée du lendemain va être très dure, surtout si la pluie venait à s’en mêler! Au bout d’une bonne heure de piste (au moins), nous arrivons enfin en vue du carbet et d’un pont constitué de deux troncs d’arbre absolument pas au même niveau sur lequel la voiture s’engage en s’inclinant d’une manière inquiétante…

Et voilà, nous sommes à destination, dans un charmant bout de clairière décoré de deux carbets : un pour manger, l’autre pour dormir.

carbet coralie devant jour

 

Delphine et Arnaud, les maîtres des lieux, nous accueillent chaleureusement et nous font la petite visite du site : il y a donc les deux carbets, et plus loin, par un petit chemin, une petite crique ornée d’une jolie cascade bien fraiche.

 

Paul dans la forêt La traversée de la crique

 

 

 

 

 

 

Nous installons les hamacs, mangeons, et direction la cascade! C’est qu’il fait chaud, ici, et on ne dit jamais non à un petit peu de fraicheur! Le petit chemin s’engage sous les arbres, nous fait traverser la petite crique avant de nous amener devant ladite cascade.

cascade coralie paul et marine

 

L’eau est claire, pour changer de la mer, et surtout bien fraîche. Bon malheureusement on ne peut pas sauter du bord car ce petit trou d’eau à l’allure si inoffensive abrite au fond des troncs d’arbre morts et leurs branches cassées pointues… Bref, on se contentera de nager tranquillement! On sent quand même que malgré le côté agréable de la chose les esprits ne sont pas tranquilles, quand malencontreusement l’un de nous frôle sous l’eau les jambes d’un autre et qu’il sursaute en scrutant les eaux à la recherche d’un éventuel serpent ou autre bête féroce…

la batée- marine cherche de l'orPetit aparté: Le carbet Coralie est à la base une exploitation d’orpaillage légale, qui une fois son activité terminée a tenue son engagement de réhabiliter le site. Oui parce que l’orpaillage, ce n’est pas que du mercure jeté dans les rivières, c’est aussi toute une portion de forêt littéralement dévastée, les cours d’eau détruits, la terre retournée sur plusieurs mètres de profondeurs, ce qui donne au final un trou béant dans la forêt constitué de gros bassins de boue… C’est le travail de Delphine, géologue, qui a donc passé ces dernières années à recréer ce qu’était cet endroit avant que l’homme n’y passe, à savoir retracer le lit du cours d’eau, replanter la forêt primaire… Et il faut croire que ça lui a bien plut puisqu’elle a réussi à obtenir le droit de gérer les carbets qui restent pour en faire cette sympathique auberge au milieux de la forêt. Et avec tous ces travaux, elle dispose donc d’une quantité de terre assez conséquente, et invite bien volontiers les visiteurs à une initiation à la batée, à la recherche d’or! Le record est actuellement d’une pépite de 3g. Bon pour nous, ce ne sera que des paillettes d’or, un mal de dos et un petit aperçu de la fièvre de l’or!

Puis vient le soir, et, comme le soleil qui descend dans le ciel, le rhum descend dans les verres au rythme des jeux de société et des bruits de la forêt alentour.

Paul au carbet coralie

 

 

 

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