24 Juin

La catarata de Gocta

Quand on demande aux gens des informations sur la catarata de Gocta, tous les visages s’illuminent : «c’est la deuxième plus grande chute d’eau du monde!». En fait c’est la cinquième, si l’on en croit les mesures officielles, mais d’une on ne veut froisser personne, et de deux c’est quand même déjà pas mal! Le spectacle qu’on nous promet fait qu’on se moque bien qu’elle soit la plus grande ou pas! Marina, notre tenancière, nous conseille de partir de San Pablo, car cela permet de voir la chute d’eau au premier niveau, pour ensuite  descendre et la voir d’en bas et reprendre le sentier normal pour Cocachimba.

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La montée

cheminLe chemin jusqu’à la cascade, à flanc de montagne, grimpe tranquillement dans cette belle journée. La vallée en dessous est magnifique, et partout où le regard se pose on peut voir des cascade se déverser carrément dans les nuages. Le sentier pénètre dans la forêt, de plus en plus humide, et serpente sous les arbres recouverts d’humus. On émerge subitement à l’air libre, devant un raide escalier de bois en avant plan et la cascade, immense, derrière. Ce n’est catarata de goctaque la partie haute, avant la grande chute finale de 700 mètres, mais elle est tout de même impressionnante! L’eau s’écrase sur la roche avec tant de force que tout se détrempe à des dizaines de mètres à la ronde. Un petit sentier permet de descendre vers la portion de rivière entre les deux niveaux, amenant au dessus de l’impressionnant vide de la deuxième chute. On se sent vraiment tout petit et fragile…

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La descente

montagnes-6C’est là que les choses se corsent. Pour rejoindre Cocachimba, il faut descendre tout en bas et reprendre le chemin principal. Sauf qu’ici, quand ils descendent, ils ne font pas semblant! Le chemin escarpé descend à pique le long de la montagne, et entre boue et pierres mouillées tout le monde fini par terre à un moment où à un autre. Il est 17 heures passée et le soleil commence sérieusement à baisser, il faut vraiment arriver en bas avant la nuit! Nous descendons à toute allure et arrivons en bas sains et saufs, mais la nuit est tombée… Nos lampes frontales s’allument en même temps que les lucioles qui sont de sortie, tandis que la lune sympathique peine à percer sa douillette couverture de nuages.

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Cocachimba

catarata de gocta-5Avec tout ça, nous ne sommes toujours pas arrivés à Cocachimba, il nous reste encore du chemin à faire! Surtout que différends chemins s’offrent à nous. Après le petit pont de bois, nous pouvons aller à droite, ou à gauche, et il n’y a pas d’indications… Logiquement nous choisissons de descendre la rivière, donc à droite, tandis que le noir de la nuit devient plus intense… Bon gré mal gré, il faut y aller, nous entamons la descente. Sauf qu’en fait ça ne descend pas du tout, cette histoire là! On se retrouve à monter, monter, dans la nuit noire, sur un chemin mi rocaille mi boue, et aucun signe de vie en vue! En plus de ça le taxi est censé venir nous chercher bientôt, le temps passe et on commence à se demander si nous serons là à temps! Nous forçons le rythme et l’enthousiasme histoire de garder le moral, jusqu’à ce que les lumières de Cocachimba s’étalent devant nous! Nous sommes arrivés! Le taxi, qui était reparti faire une course en nous attendant, revient et nous fait attendre une bonne heure en discutant au téléphone, avant de nous ramener à notre hôtel, où nous nous couchons fourbus et heureux!

 

 

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