29 Juil

Equateur sud : Loja, Vilcabamba

VilcabambaEn ce mercredi 18 juin, nous nous réveillons à Vilcabamba, après une arrivée de nuit dans un petit hôtel devant le terminal de bus. A la sortie de la chambre, la ville s’étend à nos pieds, avec les montagnes alentours teintées du jaune du petit matin. La ville est mignonne, sans particularités. Au premier abord tout du moins, car en y regardant de plus près, nombre d’étrangers sont en fait des habitants de la ville! En effet, on découvre en nous baladant une boulangerie tenue par un belge qui fait des pâtisseries et du pain comme on n’osait plus en rêver depuis longtemps! Le soir, dans un bar restaurant qui fait des tapas, on discute avec un cow boy américain qui vit en fait ici et propose des excursions à cheval, tandis que dehors un australien sur sa moto avec son chien dans sa remorque discute en anglais avec le patron d’un bar plus bas… Un autre attrait de Vilcabamba est le «bosque Rumi Wilco», sorte de parc naturel privé (entendez par là non soutenu par le gouvernement), qui est en fait une montagne dans laquelle se trouvent de nombreux chemins tracés pour faire découvrir au visiteur la flore du lieu. Nous nous rendons d’abord à l’auberge Rumi Wilco pour y glaner des informations, mais il n’y a personne. Nous continuons donc sur le sentier et grimpons tranquillement sous le soleil. Nous passons une petite barrière de barbelé comme il y en a beaucoup ici, avant de voir le chemin disparaitre devant nous! Têtus, nous cherchons un peu à avancer, mais rien à faire, il n’y a pas de chemins dans ce fatras végétal. Nous rebroussons donc chemin et finissons par retomber sur l’auberge Rumi Wilco. Nous avançons en suivant le panneau « réception », et il s’avère en fait que le parc est littéralement sur le terrain de l’auberge! C’est une petite montagne avec les bungalows en bas! La balade est très sympa, mais nous fera surtout Néphyledécouvrir la néphyle, araignée qui tisse des toiles dorées incroyablement épaisses (on sait de quoi on parle, plusieurs fois nous sommes passé au travers sans la voir, sentant sur notre visage les différentes couches de toile s’entasser et coller sur notre peau…). Nous quittons le lendemain cette ville sympathique pour rejoindre Loja, avec sur le chemin un arrêt à Malacatos pour découvrir le Canelazo, alcool de canne à sucre.

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Nous arrivons à Loja, charmante ville à l’entrée étonnante : une sorte de chateau médiéval avec pont, qui est en fait une reconstitution! La journée étant bien avancée, nous nous dragons d'El Cisnedépêchons de trouver un bus pour «el santuario del Cisne», une sorte de grande basilique bleue construite en 1935 et renfermant les restes d’une sainte… Il s’agirait de la vierge del Cisne, qui selon la légende serait peut être la vierge Marie en personne, qui aurait fait une apparition ici. Pourtant sur les plaques est mentionnée une reine couronnée en ces lieux… Personne n’étant capable de nous éclairer sur le sujet, le mystère reste donc entier. Toujours est-il que la basilique est très particulière. Bleue pâle, elle est ornée de nombreux dragons dorés, et dispose d’une tour avec horloge et d’un stade de sport avec gradins. Tout autour sont disposés des magasins et des stands, tous fermés. Au moment de repartir, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas de bus retour à cette heure tardive de l’après midi. L’activité est ici limitée au matin! Il nous faut donc prendre un pick up qui nous emmène, clopin clopan, jusqu’à Cotamayo où nous devrons prendre un bus pour Loja. Sur la route, sous la bâche du pick up qui roule à vive allure, nous nous sentons bien frêles et vulnérables. Autour de nous, la brume, les nuages et le soleil jouent avec les couleurs pour habiller les le ciel et les montagnes en cette belle fin de journée! Nous rentrerons sains et saufs à Loja, où nous passerons la nuit avant de nous rendre au parc du Podocarpus.

sanctuaire d'el cisne

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