11 Août

Ibarra et la vallée d’El Chota

Ibarra-2A l’extérieur du terminal, la ville est terne et moderne comme beaucoup de villes d’Amérique du sud. Les maison n’ont que la façade avant de peinte, laissant les parpaings apparents sur les autres côtés. Les piliers des bâtiments laissent dépasser l’armature métallique du béton, et l’électricité est comme toujours ici composée de mille et un câbles qui se croisent et s’entrecroisent dans un capharnaüm de sacs de noeuds noirs. Tout cela ne ressemble guère à Ibarral’Ibarra qu’on nous avait vendu : la « ville blanche »! Nous cherchons donc le centre historique, pas si simple à trouver au premier abord. On fini par trouver l’obélisque blanc qui va nous mettre sur la bonne voie, lui et au loin le clocher d’église qui se distingue par dessus le bordel ambiant. Nous finissons donc par trouver le centre historique, avec effectivement ses grands bâtiments blancs et ses places charmantes. En plus, il fait bien chaud ici, ce qui est plutôt agréable! Encore une fois, de nombreuses églises jalonnent la ville, et notamment la basilique de la dolorosa, reconstruite après une éruption particulièrement violente de l’Imbabura qui tua en 1868 près de 20 000 personnes, paraît-il.

Ibarra-11

 

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El Chota-4Après cette petite visite, nous prenons le bus direction Salinas, dans la vallée « d’El Chota ». Cette vallée est réputée pour son aridité qui, la faisant ressembler à l’Afrique, aurait fait s’arrêter là de nombreux esclaves en fuite (selon la légende). Et en effet, la population que l’on y retrouve est essentiellement noire! Et de même nous avons l’impression d’avoir changé de pays. Aux montagnes verdoyantes de la vallée d’Otavalo se sont succédées des montagnes arides et sableuses, autour de vallées poussiéreuses. Aux fils électriques pendent des boules de végétation comme dans les western! Au village de Salinas donc, plusieurs musées sont à disposition. Nous commençons par le musée du sel, qui explique le processus permettant d’extraire le sel de la terre alentour via filtration, séchage, puis fabrication de la pierre de sel El Chota-5qu’il faudra ensuite râper pour obtenir le sel. Petite visite intéressante, nous nous dirigeons donc vers le musée suivant. Qui est fermé, comme toute la ville puisque le train de la liberté est parti… C’est en fait un train touristique qui rejoint Ibarra et Salinas, faisant faire sur le chemin un tour aux touristes. Et c’est aussi à peu de choses près la seule source de tourisme dans le coin, ce qui fait que les musées, magasins et autre ont des horaires d’ouverture égaux aux horaires de train! Pas de pot. Nous cherchons à nous enfoncer plus dans la vallée, pour voir l’Afrique promise, mais on a beau attendre, pas de bus à l’horizon… Stop donc! Et rapidement, un pick up rouge s’arrête El Chotaet Orlando se propose de nous emmener à l’arrêt de bus pour aller u village d’El Chota. Petit détail, Orlando n’a qu’un bras! Au village d’El Chota, pas grand chose à voir. La vallée est aride, les gens sont noirs, mais rien de plus. Le village est aussi désertique que la vallée autour, heureusement les gens sont très sympa ici. On comprend vite que pour réellement découvrir cette vallée, il faudrait s’y balader un moment et faire ses marchés, mais nous n’en avons pas le temps. Nous rentrons donc à Otavalo, puis Quito pour préparer notre prochaine étape : Mindo!

El Chota-6

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