10 Août

La lagune et Quicocha et la cascade de Peguche

La région d’Otavalo ne recèle pas que de l’artisanat : Il y a aussi pas mal de balades à faire, parmi lesquelles nous avons sélectionné deux (hé malheureusement nous n’avons pas le temps de tout faire!).

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La lagune de Quicocha

quicocha - lagune-14Pour nous rendre à la lagune de Quicocha, nous prenons d’abord un bus pour Cotacachi, la ville du cuir (hé oui, encore de l’artisanat, et du bon!), et de là nous prenons un taxi jusqu’à la lagune. Le tour de la lagune se fait normalement en quatre heures, nous prenons donc rendez-vous avec notre taxi d’ici quatre heures au lieu dit «los pinos», car le chemin ne fait pas tout le tour de la lagune. Une fois d’accord, nous empruntons le chemin qui nous mène droit à la lagune! On pensait marcher un peu avant d’y arriver, mais en fait non, on y est tout de suite. Devant nous apparaissent donc les deux îles plantées dans leur disque d’un bleu profond caressé par les vents. Tout autour la montagne plonge dans la lagune, ici une falaise, là une pente abrupte recouverte de végétation. La surface de l’eau vit au rythme du vent qui lui donne comme des coups de pinceau. Au loin, le volcan Imbabura se dresse, planté dans un nuage. Derrière lui un volcan à la neige éternelle se cache lui aussi dans les nuages tandis que plus à l’ouest s’aperçoit une mer nuageuse qui semble être au même niveau que la lagune! La lagune, donc, présente en son milieu deux îles, qui sont les vestiges du sommet du volcan qui s’est effondré lors de l’éruption, formant ce cratère.

quicocha - fleursLe sentier qui fait le tour de la lagune est magnifique. A chaque nouveau point de vue une nouvelle lumière transforme la lagune, et le chemin est bordé des fleurs les plus improbables! Au bout de trois heures on finit par déboucher sur la route, que nous suivons pour atteindre le fameux «los pinos». Au bout de près d’une heure de marche, nous débouchons sur un resto dans lequel nous buvons un jus de fruit en compagnie d’une famille en train de regarder, hystérique, l’Argentine massacrer la Hollande aux tirs au but. Le patron nous apprend que «los pinos» n’est pas une ville, ni un village, ni rien du tout. C’est en fait le nom de l’endroit où le chemin pédestre débouche sur la route… Nous avons donc redescendu une bonne partie de la route! Heureusement nous croisons notre taxi sur ladite route, pas besoin de tout remonter! Nous rentrons donc à Otavalo via Cotacahi, où le peu de temps qu’il nous reste à passer là bas nous permet tout de même d’acheter un sac de cuir et une veste en cuir (aïe, aïe, aïe…).

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La cascade de Peguche

Peguche - cascadeDepuis Otavalo, on peut rejoindre Peguche et sa cascade à pied, c’est l’affaire d’une petite demi heure. Il suffit de suivre les rails de train! Avant d’arriver, on aperçoit en haut de la colline un charmant village multicolore, qui semble vraiment très typique. Il s’avère en fait que c’est un hôtel, tout ce qu’il y a de plus récent, et absolument pas un vieux et joli petit village! Nous sommes accueillis sur le site de la cascade par un jeune qui nous répond par monosyllabes avant de nous demander une «contribution». Nous entrons ensuite sur le chemin qui mène à la cascade. Le chemin, très aménagé, serpente dans une belle forêt d’eucalyptus, et permet de voir différentes choses. D’abord bien entendu la cascade, sous différents angles avec différents points de vue (en haut, en bas…), mais aussi la piscine des Incas et la rivière en contrebas. La cascade est une belle chute d’eau qui sort de la pierre avec fracas, pour alimenter une charmante rivière Peguche - rivièrede montagne. Tout ça serait idyllique, s’il n’y avait pas des ordures partout. Chaque reflux d’eau emprisonne son lot de poubelles dans la rivière : gels douche, chaussures, plastiques en tout genre. Il y en a aussi dans l’herbe! Etonnés, car jusque là l’Equateur s’était révélé être un pays très propre, nous allons cependant vite comprendre pourquoi. En haut de la cascade se trouve un lieu où les gens viennent faire leurs ablutions. Je me dis qu’avec le courant qu’il y a, il doit souvent y avoir des objets qui faussent compagnies à leurs propriétaire, mais là encore je suis trop naïf. Une petite dame vient justement faire ses ablutions dans la rivière. Elle se met en maillot, s’approche de l’eau, sort d’un sac  plastique deux savons. D’un geste machinal elle sort le savon de son emballage carton, puis jette le carton dans l’eau. Rebelotte avec l’autre! Elle jette littéralement tous ses déchets dans l’eau, comme si c’était normal! Un peu écoeurés nous nous rendons à la piscine des Incas, qui va s’avérer être dégueulasse elle aussi. On se demande vraiment à quoi sert la contribution que l’on a donné à l’entrée! Bref autant nous avons été enchantés de la lagune de Quicocha, autant nous sommes déçus de la cascade de Peguche dont nous avions tant entendu parler.

Peguche - piscine des incas

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