8 Août

Quito la belle

plaza santo domingoIl est sept heures du matin quand notre bus de nuit nous dépose au terminal terrestre de Quito. il fait beau, mais tout de même frais. Après cette nuit agitée, nous montons dans un bus pour le centre ville. C’est la première fois que l’on voit un système de transport en commun de ville aussi organisé en amérique du sud, et pas cher! Par contre les bus sont bondés et nous sommes clairement encombrants avec nos immenses sacs à dos! Difficile de rentrer, difficile de tenir dedans, extrêmement dur de sortir… On maudit quelque peu nos sacs! En plus en Equateur, les gens n’ont pas le même sens du respect que nous. Je ne sais pas si c’est parce que le chauffeur ouvre et ferme les portes à la vitesse de l’éclair, mais ici pas de «on laisse sortir les gens avant de monter» ou bien de «excusez moi je vous bouscule». Ici on fonce. C’est tout. Bousculades pour rentrer ou sortir sont monnaies courantes, une fois qu’on a compris qu’il ne s’agit pas d’un cruel manque de savoir vivre mais juste d’une façon de faire ici, on en est beaucoup moins dérangés. A la sortie du trolley, sur la place Santo Domingo, nous découvrons une ville superbe à l’architecture agréable et aérée. Ca peut paraître idiot, mais ça fait un bien fou de marcher dans une ville qui est belle! En comparaison de ce qu’on voyait jusqu’à maintenant, avec les immeubles en parpaings non terminés, les maisons avec le fer de l’armature du béton qui dépasse des poteaux, on a enfin l’impression d’être dans une vraie ville! Grâce aux indications de Florian, qui nous avait sauvé les fesses à Zumba et que l’on a recroisé au terminal de Guayaquil, nous trouvons un hôtel aux prix défiant toute concurrence près de ladite place de Santo Domingo.

Calle Moreno-3

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Plaza de la IndependanciaUne fois installés nous partons nous promener dans la belle Quito. C’est d’ailleurs ce que nous ferons ces prochains jours tant c’est agréable de s’y balader! Nous arrivons rapidement à la plaza de la Independancia, ou encore plaza grande, où nous prenons un café et organisons nos prochains jours. C’est vrai qu’après les Galapagos, nous ne nous étions pas renseignés sur ce qu’il y avait à faire ici. La première chose que l’on remarque, c’est qu’il y a ici un téléférique, et qu’il est conseillé d’y aller «par temps clair». Nous levons les yeux vers le ciel bleu sans nuages, nous nous regardons… Bien évidemment que c’est parti! Si ça se trouve on aura une semaine de moche, après! Nous fonçons donc au bus le plus proche pour aller au téléférique.

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teleferico - pinchincha-3Le bus s’arrête au pieds d’une petite route qui monte à flanc de montagne vers le téléférique, mais il faut d’abord traverser cette grande route qui nous en sépare! Nous cherchons donc des yeux un moyen de traverser, et paf! Une première claque : le cotopaxi se dresse, au loin, magnifique, avec son manteau de neige éternelle scintillant dans le ciel bleu. C’est la première fois qu’on le voit, mais pas la dernière! C’est un autre côté magnifique de Quito. Parfois, quand on s’y attend le moins, au détour d’une rue ou d’un bus, il apparaît, au loin, majestueux, lumineux. D’autres volcans se dessinent aussi parfois au loin, et du haut du téléférique on peut, paraît-il, contempler l’allée des volcans équatoriens. Un bus scolaire sans enfants dedans (que des touristes comme nous) nous monte gratuitement jusqu’au téléférique, où nous montons dans le petit oeuf avec deux colombiens et deux équatoriens. Il y a une bonne ambiance dans l’oeuf, tout le monde étant touriste mais de pays différents, et chacun voulant savoir ce que les autres font ici. Derrière nous le Cotopaxi commence à se cacher derrière les nuages tandis que nous prenons de la hauteur. Arrivés en haut, nous sommes à 4000 mètres d’altitude. Que ce soit pour Marine ou moi, c’est bien la première fois que nous allons si haut! A nos pieds Quito s’étend d’un horizon à l’autre, gigantesque, tentaculaire. Au loin on devine les volcans, cachés par les nuages qui sont arrivés en douce pendant la montée. Ce n’est pas grave, la vue est splendide tout de même, et ces volcans à peine entrevus plus bas conservent ainsi tout leur mystère! Sur l’esplanade un équatorien joue « the sound of silence » de Simon&Garfunkel à la flutte de pan. Ca nous fait bien rire, mais nous nous rendrons compte par la suite qu’en Equateur Simon&Garfunkel sont partout, mais toujours repris avec des instruments improbables! Il apparaît qu’il y a une randonnée qui part d’ici pour aller au volcan Pinchincha, mais nous ne nous étions pas assez renseignés : Marine est en tong, il est 13 heures et nous n’avons pas mangé… Nous faisons donc un petit bout de la balade, tranquillement, en profitant du paysage magnifique sur la vallée de Quito et ses volcans dissimulés pour le moment. Nous redescendons donc pour aller nous reposer.

teleferico - pinchincha

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rues de Quito-4Quito, donc, est belle. Parmi ses beaux endroit on remarque bien sur la rue Garcia Moreno, bordée de bâtiments magnifiques, comme la Iglesia Compania de Jesus. Elle possède également de nombreuses places avec encore des églises, basiliques, couvents… Toutes plus belles les unes que les autres! Au sommet de la vieille ville se dresse la basilique del Voto Nacional, que nous allons visiter. Très belle et impressionnante vue d’en bas, quelques détails discordants attirent cependant l’oeil. Comme par exemple le gros coeur de verre qui surplombe l’entrée principale… Après avoir visité l’intérieur nous montons dans les tours, qui donne une vue imprenable sur Quito. Et en effet, au fur et à mesure de la montée, la première impression se confirme : la basilique est très récente, et le plafond vu du dessus montre clairement son béton armé… En fait la première pierre fut placée en 1892, et la basilique inaugurée en 1988!!! Elle n’est toujours pas finie à l’heure actuelle, et la légende dit que le jours où l’on y posera la dernière pierre, le monde finira…

Cathédrale

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Au delà de son centre historique et de ses beaux bâtiments, Quito est aussi une ville très dynamique qui a clairement le souhait d’être agréable à vivre. Ainsi on y trouve de nombreux parcs très bien aménagés et agréables, avec des petites rivières où l’on peut faire du pédalo, des magasins, des jeux pour enfants, mis aussi des lieux pour faire son sport! Comme en Espagne on y trouve donc des bancs avec pédales pour faire bosser les cuisses en discutant, des steppers… Il y a aussi de grands centres de divertissement avec piscine, table de ping pong, terrains de sport et même des murs d’escalades gratuits!

parc Carolina

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Plaza San Francisco-4Entre tradition et modernité, on croise de tout ici. Depuis les gens en costume traditionnels dans la rue jusqu’aux grands malls à l’américaine : des centres commerciaux de plusieurs étages de haut! On trouve donc tout ce qu’on veut ici, même s’il faut parfois chercher longtemps… Pour notre part nous sommes à la recherche d’une tente, ce qui va s’avérer être long et difficile pour ne pas non plus payer très cher du n’importe quoi! Le soir l’animation se passe dans deux endroits stratégiques, visiblement. Il y a dans le centre historique la « ronda », Plaza de la independancia-2rue touristique pleine de superbes enseignes designs et intéressantes. Et en dehors du centre historique, il y a « la Mariscal », qui est en fait tout un quartier en vogue avec restos, bars, boites de nuit… Il y a moyen de passer ici d’excellentes soirées! Au final pas un seul instant nous ne nous serons senti en insécurité à Quito, que ce soit dans le centre historique où nous logions que dans la mariscal. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est la ville équatorienne la moins chère que nous ayons vu.

Cathédrale-8

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