2 Oct

IngaPirca

Trek Achupallas-Inga Pirca - Inga Pirca

Nous voilà donc aux ruines d’IngaPirca. Après ces trois jours de marche, on se retrouve à enchaîner sans transition avec une visite en espagnol de notre premier vrai site Inca. C’est vrai, on avait déjà eu un petit aperçu de constructions Incas à Kuélap où il y avait deux trois maisons Incas, mais là c’est différent. Nous entrons dans un temple Inca longtemps considéré comme une forteresse.Le site est magnifique et très différent de ce à quoi on pouvait s’attendre. Ici nous ne sommes pas au sommet d’une montagne balayée par les vents dans le désert de l’altitude, mais au fond d’une vallée cernée de flancs verdoyants de montagnes accueillantes. Un torrent bondit joyeusement entre les pierres en contrebas tandis que chaque mètre carré alentour est cultivé et voit grandir les patates, le maïs et toutes sortes de plantes. Le soleil joue avec le temple qui lui est dédié et l’illumine de ses rayons, faisant briller la pierre jaune sur le vert pastel des montagnes derrière.

Ingapirca - bainsLors de leur grande conquête de l’amérique du sud, les Incas ont croisés en remontant la route des pauvres cañaris, qui vivaient ici. Les Incas détruisirent tout ce qu’avaient construit les cañaris sur ce site à l’exception de la tombe d’une prêtresse et de ses 12 servantes enterrées vivantes avec elle à sa mort (ici aussi on retrouve cette méthode d’enterrer les serviteurs vivants, après les avoir drogué au préalable pour rendre leur mort plus douce, pour accompagner et servir dans la mort leur maître). Tout le reste, donc, est Inca. Le site est composé de deux collines séparées par une étendue plus plate. Sur la première colline, on retrouve les silos à grains (colcas) et les entrepôts. Ingapirca - pierres de tailleL’étendue entre les deux collines est composée de plusieurs parties : de grandes étendues herbeuses qui étaient à l’époque les champs de culture. En bas se trouvent les bains cérémoniels, utilisés par les prêtres pour se purifier. Sur la deuxième colline se trouve le temple à proprement parler, qui brille dans le chaud soleil du soir. A ses pieds se dressent les maisons qui accueillaient les religieux. La différence d’architecture avec le reste du site est étonnant : on remarque tout de suite le soin et le souci du détail dans la construction du temple, par rapport aux constructions grossières des silos et entrepôts. Le temple est savamment orienté par rapport au soleil pour que l’ombre projetée de la porte centrale serve de calendrier : lorsque la lumière de la porte atteint tel ou tel point sur le mur du fond, nous sommes au solstice d’hiver ou à celui d’été!

Ingapirca - temple

Ingapirca - femmeLes Incas avaient effectivement un calendrier solaire, divisé en douze mois, au contraire des Canaris avant eux qui avaient un calendrier lunaire avec treize mois. Les deux ayant bien sur pour objectif d’aider à l’agriculture en déterminant les bons moments pour planter et récolter.

Pas loin du temple se trouve une pierre étonnante, creusée de dizaines de trous. Il y a encore de nombreuses hypothèses quant à Ingapirca - pierre astralel’utilité de cette pierre, l’une d’entre elle étant justement l’observation des étoiles, chacun des trous de la pierre rempli d’eau permettant de voir les étoiles en miroir… J’avoue ne pas avoir tout compris à l’histoire de cette pierre!

Pour ce qui est de la datation, ce n’est jamais bien compliqué avec les incas : ils n’ont régné que cent petites années avant que les espagnols ne viennent leur mettre leur raclée. On peut donc raisonnablement penser que ce temple à été construit entre 1450 et 1532. C’est un peu large, comme fourchette, mais je suis sur que vous avez déjà vu pire!

Ingapirca - maison de sacerdote

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