27 Déc

Huacachina, l’oasis

Huancachina - oasis-8

Nous arrivons à Huacachina dans la chaleur de la nuit grâce à un taxi bien chanceux : soucieux de ne pas nous faire avoir, nous demandons à quelqu’un au hasard le prix d’une course jusqu’à Huancachina, la personne nous dit le prix et nous hèle un taxi. Nous apprendrons plus tard et avec beaucoup de peine que nous avons payé trois fois le prix normal… Comme quoi on peut prendre toutes les précautions, parfois on se fait avoir. C’est comme ça. Bref, nous y voilà, cherchant un hôtel pas trop cher parmi une foule de touristes déjà installés, avant de trouver enfin le lieux correct. Marine et moi avons une chambre particulière avec balcon!

Huancachina - oasis-4Après une longue nuit de sommeil (nous sommes venus ici pour nous reposer, c’est donc grasse mat aujourd’hui), nous émergeons du sommeil et ouvrons la porte du balcon. Et là c’est le choc. Devant nous, une petite lagune marrons trainasse sous le soleil et les arbres vert, le tout surmonté d’une immense dune de sable bien plus haute que n’importe quel édifice de la ville. Nous sommes dans une oasis! Pour de vrai! Nous savions que nous étions dans le désert, mais jusque là c’étaient toujours des déserts de roches, et voir Huancachina - désert-7comme ça de vraies dunes de sable fin de 30 mètres de haut est vraiment très, très déconcertant. Déconcertés sommes nous donc. Pour autant on ne se laisse pas abattre, et hop en route pour une petite promenade. Là encore étonnement : la réception de l’hôtel, de l’autre côté du bâtiment où nous avons discuté une partie de la soirée, laisse apparaître au travers de sa porte vitrée un mur de sable qu’on n’avait pas pu voir de nuit. Encore une gigantesque dune de sable!

Huancachina - désert-5

Les buggys sont garés le long des dunes, insectes métalliques prêts à engloutir son lot de touriste pour les faire voler au dessus des dunes. Il y a dans cette ville ultra touristique plus de buggys que de voitures! Nous décidons cependant de nous en passer, étant donné que notre hôtel nous file gratuitement des planches de sandboard! L’après-midi venue nous achetons une bouteille de vin au hasard, une Tacama gran tinto 2011 et escaladons la grande dune avec nos planches pour faire du sandboard en attendant le coucher de soleil.

Huancachina - sandboard Adrien et Guillaume-5

Huancachina - sandboard Adrien et Guillaume-3Nous arrivons au bout de la première bougie. A force de la frotter sous la planche pour «waxer» le bout de bois, elle diminue bien vite! Les scratchs bien serrés, nous nous lançons à l’assaut de la dune, et on dévale la pente vraiment très vite! Les manoeuvres ne sont pas évidentes pour autant, et c’est bien souvent qu’un virage mal négocié se termine les dents dans la dune! Du sable plein le nez et les oreilles, on se relève avec un sourire grand comme l’horizon et on remonte presque en courant pour recommencer! On prend vite le plis et nous éclatons autant dans les descente qu’en regardant l’incroyable panorama. Le désert s’étend à perte de vue, dune après dune, ponctué de quelques villes par ci par là.

Huancachina - Marine-5Le soleil est sérieusement bas maintenant, il est temps de poser le sandboard et d’ouvrir la bouteille. La bouteille qui n’est plus là… Bordel on nous a volé notre pinard! A côté se trouve un groupe de péruviens avec cabas et sets à pic nic, on leur fonce dessus et leurs demandons de but en blanc s’ils n’ont pas vu une bouteille de Tacama. Le mec me regarde avec suspicion et me demande «elle est à vous?». Ouf, on a retrouvé notre vin! Un peu plus et c’était la dépression générale. Le «pop» du bouchon qui saute nous revigore tous, et c’est parti pour un superbe coucher de soleil dans le désert arrosé de vin et de biscuits apéritifs.

Huancachina - du vin et des petits gateaux-2

On s’plaint pas, quoi.

 

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