18 Août

Pisaac, la cité perdue

Pisaac - rue

Pour ce jeudi plaisir (oui, je ne sais pas si je vous ai déjà expliqué, mais pour éviter de gaspiller tout notre pécule en orgies absurdes et répétée, nous avons décidé d’instaurer un jour par semaine durant lequel tous les excès sont permis. Comme attendu, bien que l’effort soit louable, il est surtout vain puisque le jeudi n’est finalement l’occasion que de se lâcher encore plus que les autres jours), pas de repos! Nous enfourchons notre désormais traditionnelle monture – un bus – pour nous rendre hop hop fissa à Pisaac.

Pisaac - marché-2

Pisaac - le palais des cuys

Le fameux palais des Cuys!

Alors, quand on cherche des infos sur Pisaac, on apprend bien souvent l’existence de son exceptionnel marché aux milles couleurs nappées d’empenadas cuites dans un four vieux d’au moins vachement longtemps, et de trois/ quatre pierres dans la montagne. Que nenni les amis! Si le marché est sympa, il est loin d’être exceptionnel, et surtout incroyablement cher! C’est exclusivement « tourist reserved », ce qui fait que les prix sont innégociables, les fameuses empenadas coûtent le prix d’un repas tout entier… Non, les deux choses qui sortent du commun, dans ce marché, sont le palais des Cuy (si, si, c’est vrai!) et… Les toilettes! Rutilantes, vous pouvez vous voir dans le carrelage étincelant des murs. On s’en fou, me direz vous. Certes. Mais quand même.

plateforme Acchapata - tour de garde-3

La tour de garde

plateforme Acchapata - culture en terrasse-2

les cultures en terrasses avec les pierres qui sortent du mur pour faire l’escalier!

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Le temple Intiwatana

Non, le vrai intérêt de Pisaac, c’est de se chauffer un peu les gambettes et d’aller à l’assaut de la montagne pour voir les ruines. Qui sont nombreuses, magnifiques, et abandonnées des touristes (dès qu’il faut marcher, y a plus personne, d’une manière générale). Le chemin, sur lequel nous sommes seuls, grimpe dans la montagne à travers les imposantes terrasses d’anciennes cultures. La vallée se dévoile peu à peu derrière nous tandis que nous prenons de la hauteur, dans ce décor titanesque qu’offrent généreusement les andes. Et c’est là que les choses sérieuses commencent : on arrive à la tour de garde. Une ruine perchée sur un piton rocheux garde la montagne, grandiose et intimidante, rien que pour nous. Et le miracle se produit : nous revoilà d’un coup âgés de 8 ans, avec un chapeau sur la tête et un fouet dans la main, indiana jones en herbes avec l’espoir fou que ce monde éteint est à portée de main et qu’il peut revivre ici, maintenant, sous nos yeux émerveillés. Et ce n’est que le début de notre involution : après avoir passé une maison inka à deux étages (qui dans nos têtes grouillait de poteries pleines de sens, d’ossements d’ancêtres et de hamsters, de cuivre, d’or chargé de mystère), nous arrivons au temple Intiwatana. Une petite merveille dans laquelle l’imagination tourne et virevolte au rythme de nos pas dans les ruelles de la petite cité cérémonielle.

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vue d’Intiwatana

 

maison à deux étages-8C’est toute une vie qui semble sortir de terre et s’agiter comme l’eau qui coule intarissablement dans les rigoles du réseau d’irrigation encore opérationnel après tant d’années de service. Un peu plus loin, le chemin sur la crête rétrécie s’engouffre dans un tunnel et ressort de l’autre côté de la falaise avec une vue époustouflante sur un ensemble de cultures en terrasses harmonieusement surmontée par une ancienne ville et son temple, avec en avant la caserne militaire et ses quartiers. L’endroit est vraiment grand et passionnant à parcourir, nous nous perdons dedans encore et encore et sommes toujours un peu déçu quand nous retombons sur le chemin. C’est le point culminant de la ballade, mais le retour s’annonce tout aussi beau : le reste de la boucle descend dans les cultures en terrasses jusqu’à Pisaka, un autre centre urbain au milieu des cultures, puis une série d’entrepôts avant de finalement redescendre sur terre.

Qantus Racray-2

 

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Pisaka

C’est la tête dans les nuages que nous passons le voyage du retour debout dans notre bus bondé!

Pisaac - bus

Le soir dans le bus…

 

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