22 Sep

Machu Picchu, la cité miraculée

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Wouaaah, ce levé à 4h30 du matin, il pique! Heureusement, pas besoin de défaire la tente, on a vu ça la veille en croisant les responsables du camping, on plie tout en rentrant, pas de problèmes! Du coup, p’tit dèj rapide, lampes frontales vissées au front, et c’est parti!

Machu Picchu - paysage-7

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Une fois n’est pas coutume, et malgré l’heure plus que matinale, nous sommes loin d’être seuls sur cet escalier Inca (putain d’Incas de merde, pour reprendre l’incantation rituelle visant à éloigner la fatigue et les mauvais esprits, que nous utilisons régulièrement depuis notre arrivée dans les andes). Les premières lueurs du jour bataillent pour se frayer un chemin à travers la brume tandis que nous grimpons les immenses marches de pierres (putain d’Incas de merde! – oui, il faut le répéter souvent pour que ça marche -).

Machu Picchu - Adrien, Marine et Guillaume-3

Machu Picchu - cité-7Après une petite heure de marche, nous arrivons à l’entrée du site, toujours dans la brume, et alors que nous pensions être en avance, nous sommes en fait en retard : Croyant que le site ouvrait à sept heure, nous arrivons la bouche en coeur et tout fier vers 6h30. Erreur. La file est loooongue pour pouvoir atteindre le guichet! Enfin, hé, faut s’qu’il faut, à l’assaut! Une fois enfermés dans la foule dense de touristes qui attendent – avec plus ou moins de patience – leur tour, nous sommes approchés par une guide qui nous propose de former un groupe avec des vénézuéliens (je crois), ce que nous acceptons avec joie (plus on est de fous plus on rit, certes, mais surtout moins on paye…). Et grand bien nous en a pris! La guide est très sympa, intéressante et nos vénézuéliens aussi. Nous suivons donc le chemin à flanc de montagne arrivons sur les cultures en terrasses qui précèdent la ville proprement dite. Les nuages sont partout autour de nous, nimbant le lieu d’une ambiance incroyable, chargée de mystère et de surnaturel. Au détour d’un Machu Picchu - cité-8regard, un sommet étrange surgit des nuages avant d’être englouti aussitôt, comme un garde discret qui jetterait un oeil sur son trésor avant de s’éclipser. A tout moment on s’attend à voir apparaître un type en armure d’or et de bronze qui nous gueulerait en quechua d’aller nous faire voir en agitant une hache, tandis que nous progressons dans cette cité où la pierre et l’homme semblent n’avoir fait qu’un.

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La particularité du Machu picchu, c’est que les espagnols ne l’ont jamais trouvé! Dans leur fuite, les Incas n’y ont séjourné que très rapidement avant de repartir pour Ollantaytambo où, et malgré une défense héroïque, ils se sont fait bouillave. Pour ainsi dire. Du coup, l’endroit est hyper bien conservé (puisque pas démantelé par des espagnols fanatiques pour construire des églises à la place), et à hébergé pendant longtemps deux familles de péruviens qui vivaient là, reclus, jusqu’à ce qu’un américain, Hiram Bingham, ne découvre le site et amorce son exploitation archéologique. Bon, vous vous en doutez, d’autres y sont passé plus tôt, mais c’était pour la piller donc ça compte pas. Dans tous les cas, ça devait être quelque chose! Je ne sais pas si c’est encore possible de nos jours de faire une découverte pareille, mais ce doit être à vous en tirer des larmes!

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Machu Picchu - cité-44Toujours est-il que même lorsqu’on ne le découvre pas et qu’on est 2500 à en arpenter les rues, et ben ça en jette! Déjà, la plupart des touristes vont à deux endroits seulement et repartent bien vite, ce qui fait que dès qu’on se perd un peu dans les ruelles, on est tout seul, et puis c’est tellement beau que les touristes, en fait, on n’y fait plus attention. Au fur et à mesure que le jour avance, la brume se dissipe et les nuages font petit à petit place à un soleil éclatant, en même temps que le mystère s’efface au profit du majestueux. La cité se dévoile, imposante, puissante, en même temps que cet incroyable cadre : on surplombe littéralement à la verticale la vallée en bas, mais alors vraiment très très en bas. Comme promis nous avons droit à ces étonnantes montagnes qui grimpent à la verticale avant de s’arrondir d’un coup au sommet, les unes à côté des autres, comme dans un dessin animé. Bon la montée au Machu Picchu (le sommet, pas la cité) fait beaucoup moins figure de dessin animé avec son litre de sueur par heure de consommation. C’est qu’il fait chaud, ici! Entre la chaleur, l’humidité de ce bout de jungle Machu Picchu - cité-51verticale et ces foutus escaliers Incas (encore eux), la vue du sommet, à 3000 mètres, est bien méritée! La cité Inca paraît toute pitite à nos pieds, avec en face le Wayna Picchu qui nous regarde. Et… C’est l’heure bénie de la journée à laquelle Adrien, invariablement et même quand il n’a pas de montre, nous dit : « mais… ce serait pas miam miam time? » Nous mangeons donc, assis sur notre caillou en regardant le paysage.

Machu Picchu - cité-86

Machu Picchu - lamas-8Bon, on a bien traîné, on resterait bien, mais il faut redescendre! C’est qu’on a un planning chargé et il faut qu’on soit ce soir à Cuzco pour repartir ensuite à Arequipa, ce qui nous fait beaucoup de route. Nous redescendons donc en vitesse jusqu’au camping, où chacun va prendre une douche avant de repartir. Moi, comme d’hab, je choisi la rivière pour me rafraîchir. Elle est belle, elle sautille entre les cailloux, il fait chaud, et deux charmantes enfants me crient en rigolant « el agua es el desagua », ce qui veut dire littéralement : « la rivière, c’est les chiottes ». Hahaha. Gros porcs, va!

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Bref, la tente est pliée, et nous voilà repartis. On plie le retour en à peine une heure trente et trouvons un combi pour rentrer à santa maria. Ouf, nous ne sommes pas coincés ici! A Santa Maria, nous trouvons un bus qui nous vend des places qu’il à déjà vendu à d’autres. Résultat, Adrien va à côté du chauffeur pendant un certain temps, et nous arrivons à Cuzco à 3 heures du matin pour découvrir avec stupeur(c’est logique, maintenant, quand on y pense) que notre hôtel, n’ayant pas de nouvelles de nous, à refilé notre chambre que nous avions réservée à d’autres personnes. Bon, heureusement nous ne sommes pas réduits à devoir chercher et démarcher de nouveaux hôtels au hasard de la nuit cuzquénienne, notre hôtel nous négocie le même prix à une autre auberge un peu plus loin. Au dodo!

Machu Picchu - Marine et Guillaume-3

Et, comme toujours, le reste des photos :

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