2 Sep

Moray et les salinas de Maras

Moray - cultures en terrasses-10Moray - cultures en terrassesComme de coutume, nous partons ce matin à la chasse au combi. Au fond d’un quartier de Cuzco, nous montons dans une de ces petites bêtes dont nous ne savons une fois de plus pas quand elle part. Comme toujours, le bus part « tout de suite, maintenant, prenez place » alors qu’en vrai on ne démarrera pas tant qu’on ne sera pas plein. Arrivé à l’embranchement qui va aux ruines, on se rend compte que l’utopie d’un « on s’en fou des taxis on y va à pieds » est complètement incompatible avec le temps qui nous est imparti. Les arguments du chauffeur (plus de 31km cumulés à pied  dans la montagne, et qui plus est sur la route) finissent de venir à bout de notre folie, et nous montons dans son tacot. Nous arrivons donc aux fameuses cultures en terrasses de Moray. Ces terrasses circulaires, à plus de 3000 Moray - cultures en terrasses-9mètres d’altitude, sont effectivement très étonnantes, d’autant plus quand on sait (savoir est un bien grand mot sur ce continent, il ne s’agit que d’hypothèses) qu’il s’agissait probablement d’un laboratoire de recherche agricole : chaque palier diffère du suivant en température et en pression, le tout à l’abri du vent. Du coup, ça aurait servi à la fois à prévoir les rendements agricoles au Pérou grâce au différents microclimats simulés, mais aussi à sélectionner et potentialiser des plantes de cultures. Pas si différents de nous que ça, finalement, les Incas! L’endroit est vraiment beau est sauvage, même si la présence de deux cars scolaires et d’autant de bus touristiques nous emmerdent un peu. Oui car comme tout bon touriste, nous ne haïssons rien plus que tous ces autres touristes qui viennent gâcher notre plaisir en se mettant outrageuseument et sans aucune gêne sur nos photos, et nous rappellent aussi au passage que nous ne sommes pas si exceptionnels, tout compte fait. Enfoirés. Bref, une fois le tour des terrasses fait, on fuit bien vite ce lieu de perdition pour aller aux salinas de Maras, autre haut lieu de l’ingénierie Inca.

Moray - cultures en terrasses-8

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Maras - salinas-3

Maras - salinas-15En effet, l’endroit est saisissant! Imaginez les marais salants de Guérande. Maintenant, disposez les en terrasses à flanc de montagne et montez les à 3300 mètres d’altitude, et vous avez les salines de Maras! J’ai parlé d’ingénierie Inca, et je m’en excuse. Encore une fois, il faut se souvenir que les Incas sont apparus après des siècles et des siècles de civilisations fécondes et créatives, et qu’ils n’ont comme atout pour expliquer leur célébrité dans le monde entier que celui d’être ceux présents lorsque les espagnols sont arrivés. Je n’ai pas la date exacte de la création de ces quelques 3000 bassins, mais ils sont largement antérieurs à nos amis les Inca, et fonctionnent encore aujourd’hui. Une source extrêmement riche en chlorure de sodium jaillit de la montagne et irrigue les bassins qui fonctionnent du coup comme des marais salants : en saison sèche, ça sèche (hé oui, qui l’eu cru), et le sel reste.

Maras - Marine et Guillaume

Petite anecdote au passage, c’est la première fois que nous pouvons observer l’aisance pourtant si fameuse que peuvent avoir les chèvres sur des parois presque verticales. Chapeau bas, mesdames les caprines!

Maras - chèvres

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Il est temps pour nous de continuer notre route, d’autant qu’on n’est pas trop sur d’où on va. Parait-il que la route pour Ollantaytambo, notre prochaine étape, se trouve en bas, de l’autre côté de la rivière. En avant!

Maras - rio-4

Et encore une fois, le reste des photos:

 

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